11/02 ▒ ÉTATS-UNIS ▒ Vive polémique liée au retrait de l'arc-en-ciel...
À New York, le retrait du drapeau arc-en-ciel flottant sur le monument national de "Stonewall", à Manhattan, a suscité une vague de réactions politiques et associatives.
À l’origine de cette décision, on trouve le "Service des Parcs nationaux", qui encadre strictement les drapeaux autorisés sur ce site historique dédié aux droits LGBT.
Selon ses directives, "seuls la bannière nationale américaine et les insignes du ministère" peuvent être déployés.
Cette règle s’applique au monument de "Stonewall", qui commémore les émeutes de 1969 déclenchées après un raid policier au "Stonewall Inn", bar gay de Greenwich Village.
Ces affrontements sont considérés comme le point de départ du mouvement LGBT aux États-Unis.
Immédiatement, Zohran Mamdani, maire de New York, a fait part de son opposition à la mesure.
"Je suis indigné. New York est le berceau du mouvement moderne pour les droits LGBT et aucun acte d’effacement ne changera jamais, ni ne fera taire, cette histoire" a-t-il écrit sur X.
Les associations LGBT ont également dénoncé cette décision.
L'une d'elles a déclaré que "les valeurs d’inclusion et de liberté incarnées par le drapeau des fiertés ne peuvent pas être effacées".
Brandon Wolf, porte-parole de "Human Rights Campaign", a fustigé "l’acharnement de l’administration de Donald Trump à tenter d’étouffer la joie et la fierté que les Américains éprouvent pour leurs communautés".
Suite à cette décision, une manifestation s’est tenue hier soir sous le slogan, "Hands off our flag", soit "Ne touchez pas à notre drapeau".
Les manifestants étaient souvent drapés d'étendards arc-en-ciel.
"Retirer quelque chose qui a tant de sens pour nous et pour notre communauté devant un site historique comme celui-ci est tout simplement une gifle" a déclaré Jade, transgenre.
"C’est un comportement tout simplement inadmissible de la part d’un gouvernement autocratique que d’effacer une minorité" ajaouté un autre participant.
Depuis son investiture, Donald Trump a mis un coup d’arrêt à plusieurs avancées concernant les droits LGBT.
À cette heure, le "Service des Parcs nationaux" n'a pas réagi à la polémique.

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