04/02 ▒ ÉTATS-UNIS ▒ Des associations alertent sur l'expulsion des LGBT...
Des associations de défense des droits humains commencnet à alerter la population sur les décisions migratoires qui exposent des LGBT à un risque majeur de persécution, voire de mort.
Ce pourrait être le cas d'homosexuels renvoyés dans des pays où l’homosexualité et les identités de genre minoritaires sont lourdement criminalisées.
Selon plusieurs avocats, certains demandeurs d’asile LGBT se voient refuser une protection, malgré des risques clairement établis.
Des mécanismes récents tendent à externaliser l’examen des demandes d’asile ou à accélérer les procédures d’expulsion.
Dans les faits, ces mesures réduisent les garanties individuelles et rendent plus difficile la prise en compte des persécutions spécifiques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.
L’inquiétude est forte concernant l’Ouganda, pays avec lequel les États-Unis ont conclu un accord permettant de transfert.
Depuis 2023, l’Ouganda applique l’une des législations les plus sévères au monde contre les LGBT.
La loi prévoit des peines allant jusqu’à la prison à vie pour les relations homosexuelles et introduit la peine de mort dans certains cas qualifiés "d’homosexualité aggravée".
Depuis son entrée en vigueur, des associations internationales y voient une recrudescence des arrestations arbitraires, des violences, des expulsions et des campagnes de délation.
Selon les avocats, l'Iran est également dans la liste des pays vers lesquels il est possible d'expulser des LGBT.
C'est le cas d'un couple homosexuel menacé d’expulsion après le rejet de sa demande d’asile.
En Iran, l’homosexualité est punie par la peine de mort, des peines de prison, des châtiments corporels ou de la torture.
Si certaines expulsions ont été temporairement suspendues, ces mesures restent fragiles.
Pour les associations, ces pratiques contreviennent au principe fondamental de "non-refoulement", qui interdit de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la persécution ou la mort.
Elles dénoncent la mise en danger directe de personnes déjà vulnérables, l’érosion du droit d’asile au profit d’objectifs de contrôle migratoire et l’invisibilisation des réalités vécues par les LGBT.
Plus de soixante pays criminalisent encore les relations homosexuels.
Pour de nombreux LGBT, le droit d’asile demeure la seule protection face à des lois et pratiques qui ne laissent aucune place à la sécurité.

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