30/01 ▒ ATHLÉTISME ▒ L'athlète transgenre continue le combat contre son exclusion...
Halba Diouf, sprinteuse transgenre et figure montante de l’athlétisme français, a décidé de poursuivre sa bataille juridique contre la "Fédération Française d’Athlétisme".
Une nouvelle fois, elle a été débouté de sa demande par la justice.
Âgée de 23 ans, Halba Diouf s’était vue progressivement interdire de participer aux compétitions féminines depuis 2023, alors que ses performances la rapprochaient des minima pour les championnats nationaux.
La FFA invoquant des restrictions mise en place par nécessité de garantir l’équité sportive.
En référence à des critères biologiques relatifs aux athlètes transgenres.
Mercredi, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que la Fédération a agi conformément aux règlements internationaux.
Les accusations de discrimination fondée sur l’identité de genre et de harcèlement moral n’ont pas été retenues.
La décision a été vivement critiquée par l’avocat de la plaignante.
Il a dénoncé "un jugement lunaire et incompatible avec le droit français. L’application des règles internationales est problématique, car elles reposent sur des tests génétiques interdits en France et ne tiennent pas compte des protections légales des personnes trans".
Halba Diouf a annoncé son intention de faire appel.
La situation confirme un conflit juridique entre régulations sportives internationales et droits fondamentaux en France.
Les règles de la "Fédération Internationale d'Athlétisme" encadrent la participation des femmes transgenres dans les compétitions féminines.
Elle impose des critères hormonaux ou génétiques pour les compétitions internationales.
Sauf que...
En France, la législation interdit de telles pratiques discriminatoires et protège strictement les données de santé personnelles.
Parallèlement, Halba Diouf a saisi la CNIL, "Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés", pour dénoncer la collecte et le traitement de ses données de santé par la FFA.
Selon la plainte, la "Fédération Française d'Athlétisme" aurait exigé la transmission de comptes rendus médicaux, résultats biologiques et détails de traitements hormonaux.
Étienne Deshoullières, avocat de la plaignante, a rappemé que "la FFA a collecté des données de santé d’Halba Diouf, sans respecter le Règlement Général sur la Protection des Données, qui impose des règles strictes dans ce domaine".
Halab Diouf considère cette pratique comme un instrument d’exclusion.
Son identité féminine étant légalement reconnue, elle estime que son combat vaut pour la visibilité et la protection des droits des personnes transgenres.
Le parcours juridique d’Halba Diouf pourrait servir de référence pour encadrer les pratiques des fédérations et renforcer la protection juridique des personnes transgenres dans toutes les disciplines sportives.

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