30/11 ➥ SANTÉ ➥ Bien informés sur le Sida, mais manque d'échange sur la sexualité...
Près de 80% des Français déclarent être "bien informés sur le VIH et le Sida".
Constat fait par un sondage réalisé par l'institut "Toluna-Harris Interactive".
Ce niveau d'information reste stable depuis deux ans.
Il est plus élevé chez les personnes âgées de 65 ans et plus (82%) que chez les plus jeunes (74% des 15-24 ans).
Toutefois, 20% des personnes interrogées se disent être "assez mal, voire très mal, informés".
En outre, le sondage alerte sur une "fragilité du niveau d'information, qui se vérifie dans les faits, lorsque les Français sont interrogés sur leurs connaissances en matière de prévention et de dépistage".
64% d'entre eux pensent que le préservatif est l'unique prévention contre le Sida.
Cette croyance est plus fréquente chez les 65 ans et plus (76%) que chez les 15-24 ans (45%).
45% ignorent qu'il existe un traitement préventif, afin d'éviter d'être contaminé.
53% ignorent qu'une personne séropositive, qui suit correctement son traitement, ne transmet pas le virus.
Autre enseignement : le dépistage semble être un aspect encore méconnu par certains Français.
39% reconnaissent ignorer que le dépistage est gratuit dans tous les laboratoires d'analyses médicales.
41% ignorent qu'il ne nécessite pas d'ordonnance.
L'espérance de vie d'une personne séropositive et sous traitement est encore très largement sous-estimée.
Seuls 39% des Français estiment que les personnes malades vivent aussi longtemps que la moyenne des Français.
Reste que le Sida interroge toujours.
43% des parents de collégiens ou de lycéens estiment que leurs enfants ne sont pas suffisamment sensibilisés en matière de prévention.
46% des Français plaident pour que le levier d'action prioritaire soit le renforcement de la prévention en milieu scolaire.
20% sont favorables à une hausse du nombre de campagnes de communication et de prévention dans les médias.
Enfin, les Français veulent pouvoir parler davantage de santé liée à leur sexualité avec les professionnels.
93% considèrent que c'est le rôle d'un gynécologue.
93% estiment que c'est le rôle d'un médecin traitant.
68% souhaiterent que les professionnels de santé leur posent des questions de routine sur leur santé liée à la sexualité, lors de rendez-vous médicaux.
Sauf que...
Seuls 33% des personnes interrogées déclarent parler de ce sujet avec leur généraliste.
52% des femmes parlent rarement ou jamais de sexualité.
Y compris avec un gynécologue.
L'enquête a été réalisée du 13 au 17 octobre 2023.

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