07|07 ~ POLITIQUE ~ Une Première ministre plus tenace qu'il n'y paraît...
Hier, c'est à pied qu'elle a quitté l’hôtel de Matignon pour se rendre à l'Assemblée nationale.
Face aux caméras, Élisabeth Borne se dit "sereine et concentrée".
Une journée sous le signe du baptême du feu à venir.
La cheffe du gouvernement est attendue de pied ferme par les oppositions.
Les débats s’annoncent houleux.
Les députés de la Nupes n’ont pas attendu cette déclaration de politique générale pour déposer une motion de censure.
Le but est de faire tomber son gouvernement.
"En m’adressant à vous, c’est à la France que je parle".
Il est 15 heures.
Au sein du Palais-Bourbon, l’agitation a laissé place à un silence interrogateur.
Comment la Première ministre va-t-elle s’en sortir face à une si large opposition ?
Très vite, les premières huées.
Très vite, Élisabeth Borne montre qu’elle n’est pas du genre à se laisser déstabiliser.
Défendant le bilan du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, elle assure avoir "entendu le message des électeurs aux législatives".
"Par le résultat des urnes, ils nous demandent d’agir et d’agir autrement. Une majorité relative n’est pas et ne sera pas le synonyme d’une action relative. Elle ne sera pas le signe de l’impuissance. Le compromis, ce n’est pas se compromettre, c’est accepter chacun de faire un pas vers l’autre. Bâtir ensemble ne signifie pas à renoncer à notre identité".
À droite, on se moque gentiment.
C’est du côté de la France insoumise que vient la quasi-totalité des huées.
Élisabeth Borne tient bon et ne laisse rien transparaître.
Sur le fond, elle coche les cases attendues : pouvoir d’achat, écologie, travail, sécurité, énergie.
Le duel avec les insoumis n’est pas terminé.
Ces derniers l’appellent à un vote de confiance en faisant claquer leurs tablettes.
"L’heure n’est pas à nous compter, mais à nous parler. La confiance ne se décrète pas a priori. Elle se forgera texte après texte. Car nous travaillerons en bonne intelligence, comme nous le demandent les Français" leur répond la Première ministre.
Son discours n’aura livré aucune surprise.
Même si elle n'est pas un tribun hors pair, Élisabeth Borne a montré qu’elle ne flancherait pas face aux critiques.
Comme un avant-goût des nombreux débats à venir à l'Assemblée.

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